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Le guillochage : un artisanat redécouvert

Le guillochage a été pendant longtemps une forme d’artisanat menacée de disparaître : elle n’était plus assez rentable sous sa forme d‘origine. Seulement très peu de personnes maîtrisent de nos jours ce mode de raffinage, développé voilà déjà plus de 300 ans. L’école d’orfèvrerie de Pforzheim fait partie des dernières institutions à encore enseigner à ses étudiants à utiliser les machines à guillocher. Le guillochage désigne une forme de motif ou de décoration qui se compose de poly-lignes simples, enchevêtrées ou superposées. Les lignes individuelles forment souvent des ellipses fermées ou des arcs de cercle généralement asymétriques, évoquant des pelotes. La gravure de guillochis sur le métal est appelée guillochage. Les machines à guillocher, une forme de tours développée spécialement à ces fins, sont utilisées depuis le XVIIème siècle pour le guillochage. La finesse et la complexité du design dépendent en grande partie du doigté avec lequel la machine est utilisée.

La technique du guillochage était à l’origine principalement utilisée comme dispositif de sécurité dans le cadre de l’impression des billets de banque, des titres, des passeports et des papiers d‘identité, étant donné qu’à l’époque, les guillochis des plaques d’impression gravées étaient difficiles à reproduire. Plus récemment, on trouve surtout les guillochis comme variantes de gravure sur les montres et les bijoux. Ici, contrairement aux motifs de guillochis imprimés, on tient également compte de la mise en place du motif sur l’espace fourni par le matériau.

Au cours des dernières années, l’art du guillochage a récemment été redécouvert par certains fabricants de bijoux, de montres et d’instruments d’écriture. Otto Hutt compte parmi les rares entreprises qui continuent à utiliser cette technique des plus exigeantes. Ce procédé de précision est notamment toujours mis en place à la main, mais on continue également de développer une commande innovante de CNC.